Villers-Bretonneux Information

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Villers-Bretonneux
Villers-Bretonneux
Mairie de Villers-Bretonneux.
Blason de Villers-Bretonneux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Amiens-4
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Somme
Maire
Mandat
Patrick Simon
2014-2020
Code postal 80800
Code commune 80799
Démographie
Gentilé Bretonvillois [1]
Population
municipale
4 425  hab. (2016 en augmentation de 5,38 % par rapport à 2011)
Densité 305  hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 03″ nord, 2° 31′ 15″ est
Altitude Min. 45  m
Max. 107  m
Superficie 14,51  km2
Localisation

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Liens
Site web site officiel de la mairie

Villers-Bretonneux est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Ses habitants s'appellent des Bretonvillois ou des Bretonvilloises [1].

Géographie

Localisation

Panorama depuis la D 23 en venant de Fouilloy et Corbie.

Villers-Bretonneux est une commune picarde située à l'est d' Amiens et au sud de Corbie, à la limite d'un paysage particulièrement plat vers l'est, qui peut être considéré comme la limite occidentale du plateau du Santerre et la limite orientale de l' Amiénois.

Le territoire de la commune est traversé par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029), route parfaitement rectiligne épousant le tracé de l'ancienne voie romaine reliant Amiens à Saint-Quentin dans l' Aisne. L'agglomération est située au carrefour de la D 23 reliant Corbie à Moreuil.

La sortie Sortie 52 de l' autoroute A29 (Le Havre - Saint-Quentin) se trouve sur le territoire communal.

Villers-Bretonneux est desservi par la ligne de chemin de fer d'Amiens à Laon via Tergnier.

Géographie physique

Nature du sol et du sous-sol

Le sous-sol de la commune est crayeux avec des rognons de silex et des pyrites jaunes et blanches sous forme de globules arrondis de texture fibreuse, datant du Crétacé supérieur [2].

Le sol est couvert par le limon des plateaux.

Relief, paysage, végétation

Le relief de la commune est celui d'un plateau, le plateau du Santerre. La végétation est constituée pour l'essentiel par des espaces boisés comme le bois d'Aquenne.

Hydrographie

Il n'y a aucun cours d'eau qui traverse la commune. La nappe phréatique est profonde, à 80 mètres environ en dessous du niveau du sol, et est peu épaisse (un mètre environ).

Climat

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vent dominant d'ouest et sud-ouest.

Géographie humaine

Urbanisme et aménagement du territoire

Villers-Bretonneux, modeste bourgade a connu un développement important grâce à l'implantation de l'industrie de la bonneterie au XIXe siècle. Après les destructions de la Première et de la Seconde Guerres mondiales, l'agglomération est reconstruite dans l' entre-deux-guerres. Le centre ville concentre les bâtiments publics et l'essentiel des habitations.

La commune connaît aujourd'hui un nouveau développement grâce à la proximité de l'agglomération amiénoise et à une sortie de l'autoroute A 29 (Saint-Quentin - Le Havre). Des lotissements de maisons individuelles ont été construits.

Voies de communication et transports en commun

La gare de Villers-Bretonneux est desservie par le réseau TER Hauts-de-France reliant Amiens à Tergnier et Laon.

La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 47) [3].

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Communes limitrophes

Toponymie

Le nom Villers viendrait du bas-latin villare et Bretonneux du dialecte picard berthonneux qui signifie qui murmure, qui marmone [2].

La première mention du nom de Villers-Bretonneux dans un document écrit date de 1123 [2].

Ce ne fut qu'au XIIe siècle que fut ajouté le complément Bretoneux ou Bretonneux, dont l'origine laisse les historiens perplexes [4].

Histoire

Préhistoire

On a retrouvé sur le territoire de la commune des silex taillés et polis signes de la présence humaine sur le territoire dès la préhistoire [réf. nécessaire].

Antiquité

On a retrouvé, sur le territoire communal, des monnaies romaines, des restes d'habitation et une meule en grès [2]. L'endroit était donc habité pendant l'époque gallo-romaine et dut servir d'étape sur la voie romaine reliant Amiens à Vermand.

Moyen Âge

Époque moderne

  • Le , lors de la guerre de Trente Ans, les femmes de l'armée espagnole incendièrent, avec des allumettes et de l'étoupe, la localité ainsi que plusieurs autres des environs. Ce fut vraisemblablement lors de ces événements liés à la prise de Corbie que fut anéanti le château-fort puisque le dénombrement de 1681 mentionne alors sa ruine complète pour cause de guerres [7].
  • En 1700, la seigneurie de Villers-Bretonneux fut vendue à Pierre Dufresne, seigneur de Marcelcave [2].
  • Dès 1737, on mentionne le travail de la laine à Villers-Bretonneux [2].
  • En 1778, Pierre Dottin, originaire de Villers-Bretonneux, publia un mémoire sur la pomme de terre dans Les Affiches de la Picardie [2].

Époque contemporaine

  • En 1838, un ouvrage [8] signale que la commune est une des plus riches et commerçantes du département et que des fabriques de bas de laine et de flanelles y sont implantées.

Guerre de 1870

  • Le , Villers Bretonneux fut le théâtre d'une bataille de la Guerre franco-prussienne de 1870 pour la défense d'Amiens. Les Français furent défaits et la population dut verser un tribut de 100 000 francs à l'armée prussienne [2]. Villers-Bretonneux fut occupé pendant trois mois et une chapelle commémorative fut érigée [5], [9].

Première Guerre mondiale

tranchée australienne. Deux soldats servent un mortier léger de tranchée.

Un aérodrome militaire français puis britannique est aménagé entre Villers-Bretonneux et Marcelcave et est utilisé en 1916-1917 [10], [11], [12], [13], [14].

Villers-Bretonneux a été le point ultime de l'avancée allemande de 1918 au cours de la bataille du Kaiser. Des milliers de soldats australiens, qui étaient venus renforcer les effectifs de la British Army, stoppèrent, les 24, 25 et , l'offensive allemande qui tentait de prendre Amiens. Le , le premier combat de chars de l'histoire a lieu au bord de la RD168 entre Villers-Bretonneux et Cachy, et oppose trois mark IV britanniques et trois A7V allemands [15], [16], [17]. Un odonyme local («  rue du 25-Avril-1918 ») rappelle cet événement.

Des milliers de soldats australiens firent le sacrifice de leur vie, lors de la bataille d'Amiens. L'armée australienne sous les ordres du général John Monash remporta une victoire décisive à Le Hamel. Cette victoire fut le prélude à la bataille d'Amiens, première étape de l' offensive des Cent-Jours.

Articles détaillés : Bataille du Hamel et bataille d'Amiens (1918).

Le bourg est considéré comme très largement détruit à la fin de la guerre [18] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [19].

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Entre-deux-guerres

Article détaillé : Anzac Day.
Les chars Sherman britanniques libérant Villers-Bretonneux le .

Seconde Guerre mondiale

Article détaillé : Bataille d'Amiens (1940).
  • Le , les résistants bretonvillois prêtèrent main-forte à l'armée britannique pour la libération de la ville. On compta dans leurs rangs plusieurs tués.

XXIe siècle

En 2009, les écoliers de Villers-Bretonneux, se souvenant de l'aide australienne pour la reconstruction de leur ville, collectent 2 100 dollars australiens pour aider à la reconstruction d’une école australienne détruite dans de gigantesques incendies de forêt [20].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l' arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Corbie [21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Villers-Bretonneaux a intégré le canton d'Amiens-4.

Intercommunalité

La commune est membre fondateur de la communauté de communes du Val de Somme, créée par un arrêté préfectoral du [22], sous le nom de communauté de communes de Corbie et Villers-Bretonneux.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs de Villers-Bretonneux [23]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Paul Firmin Obry   Propriétaire, cultivateur, maître de poste
Conseiller général de Corbie (1833 → 1848)
1905 1912 Henri Outrequin   Manufacturier en laine
Conseiller général de Corbie (1907 → 1913)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1983 Claude Lemoine PCF Technicien de laboratoire
Conseiller général de Corbie (1972 → 1985)
mars 1983 mars 2008 Hubert Lelieur DVD Médecin retraité
mars 2008 En cours
(au 14 janvier 2019)
Patrick Simon DVD Chirurgien dentiste
Vice-président de la CC du Val de Somme (2014 → )
Officier honoraire de l’ordre national d’Australie [24]
Réélu pour le mandat 2014-2020 [25]

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l' Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation [26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007 [27].

En 2016, la commune comptait 4 425 habitants [Note 1], en augmentation de 5,38 % par rapport à 2011 ( Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [   ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2601 2531 5071 6792 1632 5082 7063 1253 284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 3683 6014 2354 9595 3565 9115 9395 6255 173
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 9674 6364 4382 5333 5523 6313 3973 3043 326
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 3423 4743 4733 3473 6863 9524 0954 1164 210
2016 - - - - - - - -
4 425--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/ EHESS/Cassini jusqu'en 1999 [21] puis Insee à partir de 2006 [28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Les fonctions scolaires sont représentées par des écoles maternelle et primaires et par un collège.

La première scolarisation des jeunes habitants s'effectue au sein de l'école maternelle Le Petit Prince [29].

L'école primaire publique élémentaire Saint-Exupéry et l'école Victoria, en zone B, dans l'académie d'Amiens, accueillent les élèves après la maternelle [30].

Le collège Jacques-Brel assure la suite de la scolarité et dispose d'une unité localisée pour l'inclusion scolaire [31].

Sports

L'Association Sportive de VIllers-Bretonneux dispose d'une équipe de football évoluant en D1 [Quand ?], échelon départemental le plus élevé [réf. nécessaire].

Économie

L'augmentation de la population de la commune fut liée au XIXe siècle au développement de la bonneterie. Cette activité commença à décliner à partir des années 1880. Le déclin se poursuivit après les deux guerres mondiales jusqu'à disparaître totalement à l'aube du XXIe siècle.

Aujourd'hui, ce sont les services qui constituent l'essentiel de l'activité économique : centre commercial à proximité de la sortie d'autoroute, commerces de détail et artisanat en centre ville... L'intercommunalité a créé en 1918 un village d’entreprises et sa pépinière, situés dans le parc d’activités du Val de Somme et comprenant dix cellules, des espaces communs et de coworking [32], [33]...

Les services de santé sont représentés par la présence d'une maison de retraite et d'un établissement de convalescence et de rééducation fonctionnelle en plus des professionnels libéraux [réf. nécessaire].

Culture, fêtes, sports et loisirs

Jumelage

Villers-Bretonneux est jumelé avec :

Commémoration

Cérémonie de l'Anzac Day de 2008.

Anzac Day : Chaque année, le 25 avril, The Dawn service (la cérémonie de l'aube) se déroule à h au mémorial national australien de Villers-Bretonneux en présence des autorités australiennes et françaises et de plusieurs milliers d'Australiens. Cette cérémonie se déroule en mémoire de la victoire des Australiens sur les forces austro-hongroises la nuit du 24 au .

Sports

L'Association Sportive de VIllers-Bretonneux dispose d'une équipe de football évoluant en D1 [Quand ?], échelon départemental le plus élevé [réf. nécessaire].

Lieux et monuments

Hôtel de ville

Hôtel de ville à clocheton central, reconstruit après la Première Guerre mondiale à l'emplacement de l'ancien château de M. Dieu, détruit lors de la bataille du . Le précédent hôtel de ville avait été bâti à la place du marché couvert [35].

Marché couvert

Le marché couvert sert également de salle des fêtes

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Église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste

L'église provisoire, située à l'arrière de l'église actuelle.

La première église paroissiale datait du Moyen Âge, de style roman, était située à l'emplacement actuel du monument aux morts. Elle existait déjà en 1219 [36].

L'église qui fut détruite en 1918 lors de la bataille de Villers-Bretonneux [37], [38], [39], [40], construite en 1844-1859 pour répondre à l'accroissement de la population liée au développement économique de la commune, inspirée de l' Abbatiale Saint-Pierre de Corbie et de style néo-gothique [41], [42], [43], abritait une Vierge en bois de l'école de Blasset [44].

Une église provisoire en briques est construite au début de la reconstruction de la ville et sert aux offices religieux de 1920 à 1931.

L'église actuelle, de style néo-romano byzantin a été construite en 1929 et consacrée en 1931 [45]. Le monument est composé d'une nef à cinq travées avec bas-côtés, d'un chevet polygonal et d'un narthex en façade, surmonté d'un clocher avec un toit en forme de dôme prolongé d'une flèche. . Elle contient une statue de la Vierge à l'enfant en bois bruni du XVIIe siècle [46].

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Musée franco-australien

Le musée franco-australien de Villers-Bretonneux est un hommage est rendu au sacrifice des soldats australiens dans le musée du Soldat australien qui a été installé au premier étage de l'école communale. Dans la cour, un simple calicot rappelle chaque jour aux visiteurs et aux élèves : « Don't forget Australia ! ». La reconstruction de cette école, dans les années 1920, a été financée pour 500 000  $ par les écoliers et habitants de l' État de Victoria. Cette école s'appelle donc logiquement « école Victoria [47], [48] ».

Monuments aux morts

Monument de la Guerre de 1870

Le monument aux morts de la Guerre franco-allemande de 1870 est situé dans le cimetière communal : « Aux Français morts pour la patrie dans la journée du 27 novembre 1870 », avec cette autre dédicace gravée au revers : « Aux héros courageux qui reposent à l'ombre de cette croix » , et l'ossuaire, situé juste devant le monument, matérialisé par une allée engazonnée.

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Monuments de la Première Guerre mondiale

  • Un monument aux morts de la Première Guerre mondiale est situé dans le cimetière communal à côté de celui de la Guerre de 1870.
  • Un second monument est situé dans la parc près de la mairie. L'architecte Godefroy Teisseire assura la direction des travaux réceptionnés en 1928. Le monument est composé d'une haute stèle en granit rouge dont le socle est en granit bleu. Une statue, allégorie du deuil, représente une femme éplorée tenant dans sa main droite une couronne et dans sa main gauche une palme se dresse devant la stèle. En pierre de Villetaneuse, elle est due au ciseau du sculpteur parisien Herant-Bender Mariene [49], [50].


Monument de la Seconde Guerre mondiale

Ce monument à la mémoire des FFI, fusillés et déportés politiques morts pour la France, 1939-1945 est situé sur la route d'Amiens.

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Mémorial national australien et cimetières militaires

Un imposant mémorial a été dressé sur le territoire de la commune de Fouilloy (sur le côté de la route départementale D 23 menant de Villers-Bretonneux à Fouilloy sur un site en légère pente regroupant plusieurs milliers de stèles blanches, auxquelles on accède par un très large escalier flanqué de part et d'autre par un pavillon de pierre. Le haut de cet escalier est occupé par un gros parallélépipède de pierre indiquant très sobrement « Their name liveth for evermore. », appelé «  pierre du Souvenir » [51].

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Au-delà des tombes et de la haute croix blanche ( croix du Sacrifice) s'élève la tour qui domine les environs. De hauts murs, sur lesquels sont gravés les noms d'une multitude de soldats, la relient à droite et à gauche très symétriquement à deux autres pavillons, pour constituer une sorte de cour intérieure délimitée par deux ailes de pierre blanche. Les angles de ces deux pavillons et ceux du sommet de la tour sont décorés de drapeaux. Le corps de celle-ci est parcouru par un escalier permettant d'accéder au sommet, sur une plate-forme ornée de colonnes, abritant une table d'orientation et offrant un panorama sur le cimetière militaire en contrebas, sur Corbie et les environs.
Le mémorial et la croix du cimetière portent encore des traces d'impacts, subis lors des combats de la Seconde Guerre mondiale, qui imposèrent la nécessité d'une restauration du site.
Le 25 avril de chaque année, le « mémorial national australien » est le lieu principal des cérémonies commémoratives de la Journée de l'ANZAC day. Des personnalités officielles australiennes et néo-zélandaises font alors le déplacement, ainsi que des membres des familles des soldats tués ou disparus lors de la Première Guerre mondiale. Ceux-ci témoignent de leur visite en fixant un coquelicot de papier ou de tissu sur la tombe ou à défaut sur le monument collectif, à côté du nom gravé.

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Depuis les quelques marches à l'angle d'un mur signalant le Cimetière Adélaïde, on aperçoit la croix de pierre au bout du sentier.
  • Cimetières militaires britanniques
    • Crucifix Corner : situé sur la route de Démuin, il rassemble 803 corps dont 287 Britanniques, 76 Canadiens, 296 Australiens, 142 français et 2 Russes. Une stèle avec l'inscription : « aux héros morts pour la défense de Villers-Bretonneux, 24-, les habitants reconnaissants » a été érigée à l'intérieur du cimetière par la population.
    • Cimetière militaire Adélaïde
      De surface plus réduite que le site du « mémorial australien », il se trouve juste à la sortie de la bourgade, en direction d'Amiens. On y accède par un sentier en pente légère, signalé par un mur visible de la route, long de quelques dizaines de mètres et débouchant sur un portillon derrière lequel se dresse la traditionnelle haute croix de pierre blanche.

Bâtiments industriels anciens

  • Usine de Bonneterie Tiberghein Frères [52] ;
  • Usine de bonneterie Valton Joseph [53] ;
  • Briqueterie Tattegrain [54] ;
  • Tissage Rinet Frères [55] ;

Monument détruit

Le Château Delacour [56] ou "red château" pour les Australiens et Néo-Zélandais, qui servit de logement pour les généraux durant la bataille de la Somme (Foch y séjourna) [57], [58].
Détruit pendant la Première Guerre mondiale, il fut laissé à l'abandon après 1918 et devint une ruine assez impressionnante, qui intrigua nombre d'automobilistes. Malheureusement les ruines furent abattues en 2004 par décision de la municipalité malgré un projet d'aménagement proposé par les Australiens.
Les ruines du château ont été immortalisées par Delphine Gleize dans son film Carnages en 2002.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason Villers-Bretonneux.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'argent à trois lionceaux de sable à la fleur de lys au pied nourri du même en cœur.

La commune a relevé les armes seigneuriales.

Ornements extérieurs :

Citation à l'ordre de l'armée du 28 octobre 1920 : « Vaillante cité, située sur la ligne de feu à partir de 1918, qui a été en grande partie détruite, tant par les bombardements journaliers que par les combats acharnés dont elle a été l'enjeu. A fait preuve, malgré les souffrances endurées, d'un magnifique courage et d'une patriotique fermeté. A bien mérité du pays » [61].

Citation à l'ordre du régiment du 11 novembre 1948 : « Courageuse et vaillante commune qui a servi de base de départ pour les attaques de fin mai 1940, menée sur Corbie par la 4e D.I.C., tenue en point d'appui le 5 juin 1940 par cette grande unité. Durement éprouvée, n'en a pas moins continué la lutte clandestine. Deux de ses fils fusillés, quarante cinq autres déportés dont treize morts dans les camps d'internement » [61].

Pour approfondir

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Bibliographie

  • J. Bonhomme, Histoire de Villers-Bretonneux, 1906 réédition, Le Livre d'histoire Lorisse, 1988 ( ISBN  2 904 951 423), ( ISBN  978- 2 904 951 428)
  • Anne Duménil et Philippe Nivet (sous la direction de), Les Reconstructions en Picardie, Amiens, Encrage Édition, 2003 ( ISBN  2-911576-39-X).
  • Jean-Michel Hareux, Villers-Bretonneux, tome 1 et tome 2, SERHAM ( ISBN  978-2951322097)
  • Daniel Pillon et Catherine Roussel, Mémoire de pierre, mémoire des hommes du canton de Corbie, Association « Villers-Bretonneux Mémoire », Villers-Bretonneux, 2010 ( ISBN  2 - 9 525 411 - 6 - 7).
  • Yves Taté et Jean-Pierre Coutiez, Mémoire en Images, Villers-Bretonneux, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2007 ( ISBN  978 - 2 - 84 910 - 586 - 3)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a et b Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
  2. a b c d e f g h i et j Notice géographique et historique sur la commune de Villers-Bretonneux, rédigée par M. Corbin, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme
  3. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  4. Hector Josse - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome II, Cantons de Corbie, page 95 (1912, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
  5. a et b « Son histoire », Un regard sur la ville, sur http://www.villers-bretonneux.com (consulté le 4 mai 2019).
  6. « Histoire de la Ville de Villers-Bretonneux », Notre territoire, sur https://www.museeaustralien.com (consulté le 4 mai 2019).
  7. Hector Josse, Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, tome II, Cantons de Corbie, page 97 (1912, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
  8. Guide pittoresque du voyageur en France, in « La Somme », éd. du Bastion, reprint 1994 - page 40
  9. « Cartes postales : A) Statue Notre-Dame de l'Espérance par M. Biébuyck - B) La chapelle de Notre-Dame de l'Espérance, élevée sur le champ de bataille de Villers-Bretonneux (Somme). - A. Deroy, del. - E. Deschamps, sc. - [Voir la description dans "Les sanctuaires de la Sainte Vierge dans le diocèse d'Amiens", 1891] », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 4 mai 2019).
  10. « Villers-Bretonneux », sur http://www.anciens-aerodromes.com, (consulté le 4 mai 2019).
  11. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux (près). Camp d'aviation : hangars et appareils. Au premier plan ; général Duchène, commandant le 2e C.A. et général Nayral de Bourgin, commandant la 3e DI (de dos) », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  12. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux (près). Camp d'aviation. Avion RL », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  13. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux. Parc d'aviation de la 10e armée », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  14. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux. Près de la route de Lamotte-en-Santerre. Poste de D.C.A. Canons de 47 contre avions », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  15. Alain Pouteau, « Monument au premier combat de chars », Monuments collectifs ⟩ Villers-Bretonneux, sur http://www.picardie1418.com, (consulté le 4 mai 2019).
  16. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux (À 1000 mètres au sud de). Route de Hangard. Tank allemand "Elfriede" tombé dans une carrière au cours de la 1re attaque des tanks allemands le 24 avril - Le dessous du chassis et les chenilles de propulsion », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  17. Section photographique de l'armée, « Photo : Saleux. Le tank allemand "Elfriede" tombé dans une carrière près de Villers-Bretonneux, ramené à l'arrière. L'avant avec un canon de 47 en tourelle », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  18. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  19. Journal officiel du 30 octobre 1920, p. 17349.
  20. a et b « Centre d’interprétation: premier coup de pioche en terre franco-australienne : Les secrétaires d’État français et australien ont donné hier le coup d’envoi des travaux du futur centre John-Monash. Dès 2018, il accueillera des dizaines de milliers de touristes », Le Courrier picard,‎ 18/1/8/2016 ( lire en ligne, consulté le 4 mai 2019).
  21. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l' École des hautes études en sciences sociales.
  22. « CC du Val de Somme (N° SIREN : 248000499) », Fiche signalétique BANATIC, Ministère de l'intérieur- DGCL, (consulté le 4 mars 2018).
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  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
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  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  29. L'école maternelle sur le site de l'éducation nationale.
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  31. Le collège sur le site de l'éducation nationale.
  32. « Le village d’entreprises de Villers-Bretonneux ouvre ses portes : Jeudi, le village d’entreprises et sa pépinière situés dans le parc d’activités du Val de Somme, ont été dévoilés », Le Courrier picard,‎ ( lire en ligne, consulté le 4 mai 2019).
  33. « Les feux sont verts sur la zone d’activités de Villers-Bretonneux : Cinq des six cellules de la zone d’activités sont désormais occupées par des artisans. Et après l’installation de deux sociétés en 2018, deux permis de construire ont aussi été déposés », Le Courrier picard,‎ ( lire en ligne, consulté le 4 mai 2019).
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  35. Panneau d'informations du Val de Somme sur le côté de l'hôtel de ville.
  36. Oswald Macqueron, « Dessin : Église de Villers-Bretonneux », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville, (consulté le 4 mai 2019).
  37. La page "villages / Villers-Bretonneux" du site perso de Marie-France et Jean-Pierre Gourdain propose une vue de l'ancienne église, ainsi que d'autres reproductions de cartes postales d'avant et après 1914-18.
  38. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux. L'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  39. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux. L'église : intérieur », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  40. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux. L'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  41. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Villers-Bretonneux (canton de Corbie), d'après nature », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville, (consulté le 4 mai 2019).
  42. « Cartes postales : A) Villers-Bretonneux. L'église. - [Carte postale] L. Caron, phot.-édit., Amiens, n°296. B) Villers-Bretonneux. Chapelle. - [Carte postale] Amiens, Imp. Yvert et Tellier. Cliché C.B., n°77. C) Villers-Bretonneux. - [Carte postale] Amiens, Imp. Yvert et Tellier. Cliché C.B., n°76. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 4 mai 2019).
  43. « Cartes postales : A) Villers-Bretonneux. Intérieur de l'ancienne église. - [Carte postale] Duchaussoy éditeur. B) Villers-Bretonneux. L'église. - [Carte postale] Duchaussoy éditeur. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 4 mai 2019).
  44. Hector Josse, Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, tome II, Cantons de Corbie, page 99 (1912, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
  45. Panneau explicatif placé sur le parvis de l'église.
  46. « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM80002167, base Palissy, ministère français de la Culture.
  47. Thierry Griois, « Un chèque de 13 700 € pour l'Australie », Le Courrier picard, édition région d'Amiens,‎ , p. 12
  48. En souvenir de ce geste, et en solidarité avec les victimes des incendies meurtriers de dans l'État de Victoria, les écoliers et la municipalité de Villers-Bretonneux ont contribué pour 13 700  à la reconstruction de la bibliothèque de l'école de Strathewan, au nord de Melbourne
  49. « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 », notice no IA80000062, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. « statue : allégorie du deuil », notice no IM80000067, base Palissy, ministère français de la Culture.
  51. « Jardin public dit parc du musée australien », notice no IA80000702, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  52. « Usine de bonneterie Tiberghein Frères, puis Sté Française de Coordination Textile », notice no IA00076462, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. « Usine de bonneterie Valton Joseph, puis Valton Delacour », notice no IA00076463, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  54. « Briqueterie Tattegrain », notice no IA00076517, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. « Tissage Rinet Frères », notice no IA00076558, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  56. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux. Château de monsieur Delcourt », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  57. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux. Une rue : monsieur Clémenceau et le général Foch », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  58. Section photographique de l'armée, « Photo : Villers-Bretonneux. Quartier général du général Foch. Au premier plan, monsieur Clémenceau et le général Foch », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 6, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 4 mai 2019).
  59. G. de Witasse et L. Ledieu - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome I, Canton de Conty, pages 352-353 (1909, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
  60. L. Ledieu - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome I, Cantons d'Amiens, page 158 (1909, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
  61. a b et c Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la régopn Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart p. 72