Toni Morrison Information

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Toni Morrison
Toni Morrison.jpg
Toni Morrison en 1998
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Chloe Ardelia Wofford
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Romancière, éditrice, universitaire
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Chloe Ardelia Wofford Morrison connue sous le nom de Toni Morrison, née le à Lorain dans l' Ohio et morte à New York le , est une romancière, essayiste, critique littéraire, dramaturge, librettiste, professeure de littérature et éditrice américaine. Elle est lauréate du prix Pulitzer en 1988 et du prix Nobel de littérature en 1993. Elle est à ce jour la huitième femme et le second auteur afro-américain après Derek Walcott à avoir reçu cette distinction.

Biographie

Jeunesse et formation

Toni Morrison [1], [2] est la seconde des quatre enfants (Lois sa soeur aînée, George et Raymond ses frères cadets [3]) de Ramah, une femme de ménage, et de George Wofford, un soudeur [4], [5].

Ses grands parents maternels, Ardelia et John Solomon Willison [3], avaient fui successivement l'ambiance raciste, ségrégationniste de l' Alabama puis du Kentucky, pour s'installer dans l' Ohio et du côté paternel, les grands-parents avaient quitté la Géorgie où ils travaillaient comme métayers [6].

Toni Morrison passe son enfance et son adolescence à Lorain, ville de la banlieue de Cleveland, habitée par des personnes aux ascendances diverses : Tchèques, Allemands, Irlandais, Italiens, Grecs, Serbes, Mexicains et Afro-Américains. Si Toni Morrison a connu le communautarisme, en revanche elle n'a pas subi les violences racistes que lui rapportaient ses parents et grands-parents [6]. Dans une interview donnée à la station National Public Radio, elle dit qu'elle n'a pas connu le racisme jusqu'à ce qu'elle quitte Lorain pour ses études universitaires à la capitale fédérale Washington : I didn't really have a strong awareness of segregation and the separation of races until I left Lorain, / je n'avais pas vraiment une claire conscience de la ségrégation et du racisme jusqu'à ce que je quitte Lorain [7].

Les parents de Toni encouragent leurs enfants aux études, à la lecture, dès leur plus jeune âge, c'est ainsi que lorsque la jeune Toni Chloé entre en première année du cycle primaire, à la Hawthorne Elementary School (qui lui rend hommage par une plaque commémorative [8]), elle est non seulement la seule afro-américaine, elle est aussi le seul élève de la classe à savoir déjà lire [9], [3].

Lorsqu'elle a douze ans, elle se convertit au catholicisme [10], elle prend pour nom de baptême Antony en mémoire de St. Antoine de Padoue [11]. Plus tard, lorsqu'elle est étudiante à l' université Howard, s'apercevant que beaucoup de gens éprouvaient des difficultés à bien prononcer son prénom de Chloé, elle décide de se faire appeler par son prénom de baptême, Antony, abrégé en Toni Wofford [12].

Elle fait ses études secondaires à la Lorain High School  (en), une école secondaire non ségréguée, elle y manifeste son gout pour la littérature générale et latine et se passionne en particulier pour les œuvres de Jane Austen, les romanciers russes comme Léon Tolstoï et les classiques du XIXe siècle comme Madame Bovary de Gustave Flaubert.

Ayant réussi brillamment son diplôme de fin d'études secondaires, elle est admise à la plus prestigieuse des universités afro-américaines, l' université Howard en 1949 pour y étudier la littérature. Elle y obtient le Bachelor of Arts (licence) en 1953, elle bénéficiera de l'enseignement du poète Sterling Brown et du philosophe Alain Locke [6].

Désireuse de continuer ses études, elle réussit à être admise à l' université Cornell, où elle soutient son Master of Arts (master 2) en 1955, intitulé “Virginia Woolf’s and William Faulkner’s Treatment of the Alienated.” [13], qui porte sur le thème du suicide dans l'oeuvre de William Faulkner et de Virginia Woolf [9].

Carrière universitaire

Après son diplôme, elle entame une carrière de professeur à l' université de Texas Southern [1] (de 1955 à 1957 [14]), avant de retourner à l'université Howard comme maître-assistante en littérature anglaise de 1957 à 1964 [9]. Parmi ses étudiants, elle a le futur activiste des droits civiques Stokely Carmichael [15]. Puis elle enseigne successivement à l' université Cornell, l' université d'État de New York (de 1984 à 1989), l' université Yale (de 1976 à 1977), au Bard College (de 1986 à 1988) et devient professeure titulaire de la chaire, Robert F. Goheen, à l' université de Princeton en 1989 [16], poste qu'elle occupera jusqu'à sa retraite en 2006 [17].

Ses débuts littéraires

Après son divorce en 1964, elle s'installe à Syracuse puis à New York et travaille comme éditrice chez Random House [18]. En 1967, elle est promue directrice d'édition [19], chargée du secteur de la littérature noire ; elle contribue à sa diffusion et valorisation, en éditant, entre autres, les biographies de Mohamed Ali et Angela Davis [20], les œuvres de Toni Cade Bambara [21], Gayl Jones  (en) [22], Leon Forrest  (en) [23], Chinua Achebe, Wole Soyinka [24], Athol Fugard [25], ainsi qu'une anthologie relatant l'histoire des Noirs aux États-Unis, The Black Book [26], [27].

Toni Morrison commence à écrire de la fiction au sein d'un groupe informel de poètes et d'écrivains de l'Université Howard qui se réunissent pour discuter de leur travail. Dans ce cadre, elle participe à une séance où est présentée une nouvelle sur une fille noire aspirant à avoir les yeux bleus. Elle développe plus tard l'histoire dans son premier roman, The Bluest Eye. Elle a alors 39 ans, et se lève tous les matins à 4 heures du matin pour écrire, alors qu'elle éleve seule deux enfants [3], [28]. Le livre est publié par Holt, Rinehart et Winston en 1970 [29]. Il reçoit un accueil favorable de la part de John Leonard, critique littéraire au New York Times, qui parle d'une « prose si précise, si fidèle à la parole et si chargée de douleur et d'émerveillement que le roman devienne une poésie » et précise « Mais The Bluest Eyes, c'est aussi de l'Histoire, de la sociologie, du folklore, des cauchemars et de la musique » [30]. Le roman se vend mal au début, mais l' Université de la ville de New York l'inscrit dans la bibliographie recommandée de son nouveau département d'études sur les Noirs, comme d'autres facultés, ce qui stimule les ventes [31]. Le livre attire également l'attention de Robert Gottlieb, un éditeur réputé de Knopf, rattaché à la maison d'édition Random House. Par la suite, Gottlieb éditera la plupart des romans de Toni Morrison [31].

En 1975, le deuxième roman de Toni Morrison, Sula (1973), traitant de l'amitié entre deux femmes noires, est nominé pour le National Book Award. Son troisième roman, Song of Solomon (1977), retrace la vie de Macon "Milkman" Dead III, de sa naissance à l'âge adulte, à la découverte de son héritage. Ce roman lui vaut une reconnaissance nationale, avec une sélection sur la liste principale des « livres du mois », éditée par le club du livre américain. C'est le premier roman d'un écrivain noir à être choisi depuis The Native Song, de Richard Wright en 1940 [32]. Song of Solomon remporte également le prix du Cercle national des critiques du livre [33].

Lors de sa cérémonie d'ouverture de 1979, le Barnard College décerne à Toni à Morrison la médaille de distinction Barnard, sa plus haute récompense [34].

Morrison donne à son roman suivant, Tar Baby  (en) (1981), un décor contemporain. Jadine, mannequin de mode obsédée par son apparence, tombe amoureuse de Son, un vagabond sans le sou qui se sent à l'aise dans son identité de Noir [35].

En 1983, Morrison délaisse l'édition pour consacrer plus de temps à l'écriture, et vit alors dans un hangar à bateaux reconverti sur la rivière Hudson à Nyack, New York [36], [37]. Elle enseigne l'anglais dans l'université d'État de New York (SUNY) et à l'université Rutgers du Nouveau-Brunswick. En 1984, elle est nommée à la chaire Albert Schweitzer de l' université d'État de New York à Albany [38].

Sa première pièce de théâtre, Dreaming Emmett, traite du meurtre d'un adolescent noir, Emmett Till, commis en 1955 par Blancs. La pièce est jouée en 1986 à l'Université d'État de New York à Albany, où elle enseigne [39]. Toni Morrison a également été professeur invitée au Bard College de 1986 à 1988 [40].

Beloved et la reconnaissance internationale

En 1987, Toni Morrison publie son roman le plus célèbre, Beloved, le premier tome d'une trilogie comportant Jazz puis Paradis. Ce roman s’inspire de l’histoire vraie d’une esclave afro-américaine, Margaret Garner [41], que Toni a découverte alors qu'elle rédigeait The Black Book. Margaret Garner avait fui l'esclavage fut poursuivie par des chasseurs d'esclaves. Pour échapper à un retour en esclavage, elle tua sa fille de deux ans mais fut capturée avant de pouvoir se suicider [42]. Le roman de Morrison imagine le bébé mort, Beloved, revenant comme un fantôme pour hanter sa mère et sa famille [43].

Beloved est acclamé par la critique et il est best-seller pendant 25 semaines. Pour la critique littéraire Michiko Kakutani, du New York Times, la scène où la mère tue son bébé « tellement brutale et troublante qu'elle semble réunir l'avant et l'après en une ligne unique et inébranlable du destin. » [44], [45]. L'écrivaine canadienne Margaret Atwood écrit dans une revue pour le New York Times :« La polyvalence de Mme Morrison, son ampleur technique et émotionnelle ne semblent connaître aucune limite. S'il y avait des doutes sur son statut de romancier américain par excellence, de sa propre génération ou de toute autre génération, Beloved va les faire taire. » [46], [47].

Cependant, la critique n'est pas unanime. Le critique social-conservateur afro-américain Stanley Crouch, par exemple, se plaint dans son article paru dans The New Republic [48] que le roman « se lit en grande partie comme un mélodrame structurellement basé sur les concepts des miniséries » [49], et que Morrison « interrompt perpétuellement son récit avec des publicités idéologiques larmoyantes. » [50], [51], [52].

Malgré son succès, "Beloved" ne parvient pas à remporter les prestigieux National Book Award ou National Book Critics Circle Award. Quarante-huit critiques et écrivains noirs dont Maya Angelou, Henry Louis Gates Jr., Amiri Baraka, John Edgar Wideman et Angela Davis protestent contre cette omission dans une pétition publiée par The New York Times le 24 janvier 1988 [53], [54]. Deux mois plus tard, elle obtient le prix Pulitzer pour Beloved, en 1988. Le 7 octobre 1993, elle reçoit le prix Nobel de littérature [55] pour « ses romans caractérisés par une force visionnaire et une portée poétique, qui donne vie à un aspect essentiel de la réalité américaine. » [56].

En 2005, elle est nommée docteure honoris causa en arts et littérature de l' université d'Oxford, puis en 2011, de l' université de Genève [57]. En 2006, le jury du supplément littéraire du New York Times consacre Beloved « meilleur roman de ces 25 dernières années » et en novembre de la même année, le musée du Louvre fait de Toni Morrison son invitée d'honneur, proposant un programme de lectures, rencontres et conférences avec l'auteur [58] et ses amis artistes, écrivains ou professeurs [59].

Depuis 2002, elle s'investit également dans la littérature pour enfants avec son fils Slade Morrison (qui meurt en 2010 à l'âge de 45 ans [60]). Elle prend également la direction du magazine The Nation.

Son roman le plus connu et le plus vendu, Beloved, a été adapté au cinéma en 1998 par Jonathan Demme avec Oprah Winfrey, Danny Glover et Thandie Newton dans les rôles principaux.

Toni Morrison est également une critique littéraire [61], [62], [63] et essayiste abordant divers sujet comme le regard des femmes noires sur les autres femmes [64], comment grandir en étant noire [65], etc., la plume étant pour elle sa contribution pour l' émancipation des afro-américains [66].

Elle est considérée comme faisant partie des 10 auteurs les plus éminents de la littérature afro-américaine [67].

Vie privée

En 1958, elle épouse Howard Morrison, un architecte originaire de la Jamaïque [1], avec qui elle a deux enfants : Harold Ford et Slade Kevin [9]. Ils divorcent en 1964 [14].

Depuis sa retraite, elle vit à New York [68], sur les rives de l' Hudson River [69].

Décès

Toni Morrison décède le 5 août 2019 [70], [71], [72] au Montefiore Medical Center  (en) à New York, des suites d'une pneumonie [73].

De nombreuses personnalités américaines et internationales lui rendent hommage [74], [75], [76] comme, entre autres, Oprah Winfrey [77], Tracee Ellis Ross, Gabrielle Union, Shonda Rhimes, Bette Midler, Common, Kerry Washington, Barack Obama, Bernie Sanders, Beto O'Rourke, Nancy Pelosi, Hillary Clinton, Kamala Harris [78], Stacey Abrams, Clint Smith (writer)  (en), Ilhan Omar , Marc Lamont Hill  (en) [79], Danielle Brooks, Terry McMillan, Lydia Polgreen  (en), Yamiche Alcindor  (en), Angela Rye  (en) [80], Barry Jenkins, Ava Duvernay, Alfred A. Knopf, Tracee Ellis Ross, J. August Richards, Tamron Hall  (en), Kerry Washington, Robin Roberts (newscaster)  (en), Jason Reynolds  (en), Gabrielle Union, Roxane Gay, Isaiah Washington, Celeste Ng, Billie Jean King, Sarah Weinman  (en), Nicola Sturgeon, George Takei, Kimberly Hébert Gregory  (en), Wendell Pierce [81], Kirsten Gillibrand, Jeremy O. Harris  (en), Beto O'Rourke, Robin Thede  (en), Hari Kunzru, Julie Dash [82], Franck Riester, Bernard-Henri Levy, la Présidence de l’Élysée, Christiane Taubira, Arnaud Laporte, Christine Kelly, Michel Mompontet, Hicham Nazzal, Roukiata Ouedraogo [83], Christian Salmon [84]

Opinions politiques

Aux États-Unis, un article de Toni Morrison, paru dans le New Yorker le [85] concernant Bill Clinton, va susciter des controverses [86]. Se moquant des indignations hypocrites au sujet de l' affaire Lewinsky et autres soupçons accablant le Président, elle dit que les Afro-Américains le comprennent, car ils ne connaissent que trop bien les accusations et réprobations hâtives faites au nom du puritanisme hypocrite. À partir de cette analogie, elle qualifie Bill Clinton de « premier président noir américain, plus noir que n'importe quel Noir » [87], expliquant son idée par le fait que « Clinton présente toutes les caractéristiques du citoyen noir : issu d'une famille monoparentale, pauvre, de la classe ouvrière, jouant du saxophone et aimant la malbouffe des fast-foods comme un garçon de l' Arkansas ». Cette opinion a été adoptée par les supporters de Clinton notamment au Caucus noir du Congrès ( Congressional Black Caucus ou CBC) ou au contraire tournée en dérision par ses détracteurs. L'animateur républicain et conservateur Rush Limbaugh fait souvent référence, de manière sarcastique, à l'ancien président en reprenant les termes de Toni Morrison.

Toni Morrison a apporté publiquement son soutien à Barack Obama lors de l'investiture démocrate puis pour ses campagnes aux élections présidentielles de 2008 et 2012 [88], [89].

Le président Barack Obama la décore par ailleurs de la Médaille présidentielle de la Liberté fin 2012 [89].

Œuvres (sélection)

Romans

Livres pour enfants

  • Please, Louise, éd. Simon & Schuster/Paula Wiseman Books, 2014,
  • Little Cloud and Lady Wind, coécrit avec Slade Morrisson, éd. Simon & Schuster/Paula Wiseman Books, 2010,
  • Peeny Butter Fudge, coécrit avec Slade Morrisson, éd. Simon & Schuster/Paula Wiseman Books, 2009,
  • Remember: The Journey to School Integration, éd. HMH Books for Young Readers, 2004,
  • The Book of Mean People, coécrit avec Slade Morrisson, éd. Disney-Hyperion, 2002,
  • The Big Box, coécrit avec Slade Morrison, éd. Jump At The Sun, 1999

Nouvelles

  • Recitatif, 1983
  • Sweetness, 2015

Essais

  • The Origin of Others, éd. Harvard University Press, 2017, traduit et publié en français sous le titre L'Origine des autres en 2018
  • Burn This Book: PEN Writers Speak Out on the Power of the Word, éd. Harper, 2009,
  • What Moves at the Margin: Selected Nonfiction, éd. University Press of Mississippi, 2008,
  • Critical Perspectives Past and Present, éd. Amistad Press, 1993
  • Playing in the Dark: Whiteness and the Literary Imagination, éd. Harvard University Press, 1992

Librettiste

Théâtre

Collaboration

Livres traduits en français

Romans

  • Délivrances, traduction de Christine Laferrière, éd. 10 X 18 , 2016,
  • Home, traduction de Christine Laferrière, éd. 10 X 18 , 2013,
  • Un don, traduction d'Anne Wickle, éd. Christian Bourgois, 2009
  • Beloved, traduction d'Hortense Chabrier et de Sylviane Rué, éd. 10 X 18 , 2008,
  • Love, traduction d'Anne Wickle, éd. 10 X 18 , 2008,
  • L'oeil le plus bleu, traduction de Jean Guiloineau, éd. 10 X 18 , 2008,
  • Le chant de Salomon, traduction de Jean Guiloineau, éd. 10 X 18 , 2008,
  • Tar Baby, traduction de Jean Guiloineau, éd. 10 X 18 , 2008,
  • Paradis, traduction de Jean Guiloineau, éd. 10 X 18 , 2004,
  • Sula, traduction de Pierre Alien, éd. 10 X 18 , 1993,
  • Jazz, traduction de Pierre Alien, éd. Christian Bourgois, 1993

Livres pour enfants

  • À ton avis la cigale ou la fourmi ?, traduction de Laurence Kiéfé, éd . L'École des Loisirs, 2011
  • Tout ce qu'il faut savoir sur les méchants ! traduction de Pascal Lemaître, éd. Milan Jeunesse, 2007
  • À ton avis : Le Viel Homme ou le Serpent ?, traduction de Pascal Lemaître, éd. Casterman, 2004,
  • Ma liberté à moi, traduction de Giselle Potter, éd. Gallimard, 2003

Essais

  • L'Origine des autres, traduction de The Origin of Others (2017) par Christine Laferrière, éd. Christian Bourgois, 2018,
  • Entre vos mains, illustré par Pascal Lemaître, et traduit par Benoîte Dauvergne, éd. L'Aube, 2018. Discours prononcé au moment de recevoir le prix Nobel à Stockholm.,
  • Sous la direction de Andrée-Anne Kekeh-Dika et Maryemma Graham et Janis A. Mayes, Toni Morrison, Au-delà du visible ordinaire / Beyond the Ordinary Visible, éd. Presses universitaires de Vincennes, 2015 [94]
  • Playing in the Dark, traduction de Pierre Alien, éd. Christian Bourgois, 2007,

Regards sur son œuvre, articles et interviews et autres

Articles et interviews

  • « Toni Morrison : « Être black n’a pas toujours été beautiful » », interview menée par Laurence Lemoine pour le magazine Psychologies, 2012 [98],
  • « Toni Morrison, les quatre livres à lire en priorité », article d'André Clavel pour L'Express, 2012 [99],
  • Philippe Boulet-Gercourt, « Toni Morrison, la star », Le Nouvel Observateur, no 2494,‎ , p. 102 à 104 ( ISSN  0029-4713),
  • Richard Pearce, Toni Morrison's ‘Jazz’: Negotiations of the African American Beauty Culture, article paru dans la revue Narrative, vol. 6, no. 3, 1998, pp. 307–324 [100],
  • Sunanda Pal, From Periphery to Centre: Toni Morrison's Self Affirming Fiction, article paru dans la revue Economic and Political Weekly, vol. 29, no. 37, 1994, pp. 2439–2443 [101],
  • Elissa Schappell, Toni Morrison, The Art of Fiction No. 134, interview de Toni Morrison pour Paris Review, n°128, 1993 [102],
  • Thomas R. Edwards, Ghost Story, article paru dans la revue The New York Review of Books, le 5 novembre 1987 [103],
  • Diane Johnson, The Opressor in the Next Room, article paru dans la revue The New York Review of Books, le 10 novembre 1977 [104],

Documents audiovisuels et audiophoniques

  • Toni Morrison en personne, interview menée par Audrey Ripoull pour France Inter, 2016 [105]
  • Toni Morrison, inlassable conteuse de l'Amérique noire, émission animée par Tirthankar Chanda pour RFI, 2015 [106],
  • Toni Morrison, émissions sur France Culture, 2012 [107]

Prix et distinctions

Hommages

Références

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  44. « [...]so brutal and disturbing that it appears to warp time before and after into a single unwavering line of fate. »
  45. Dennis Hevesi, « Toni Morrison's Novel 'Beloved' Wins the Pulitzer Prize in Fiction », The New York Times,‎ ( lire en ligne)
  46. « Ms. Morrison's versatility and technical and emotional range appear to know no bounds. If there were any doubts about her stature as a pre-eminent American novelist, of her own or any other generation, Beloved will put them to rest. »
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  49. « reads largely like a melodrama lashed to the structural conceits of the miniseries »
  50. « [...] perpetually interrupts her narrative with maudlin ideological commercials. »
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