Rapid Action Battalion Information

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Bataillon d'intervention rapide.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir RAB.
Des hommes du RAB

Le Rapid Action Battalion ou RAB ( bengali : র‌্যাপিড অ্যাকশন ব্যাটলিয়ন ou র‌্যাব) est une force d'élite anti-criminalité et antiterrorisme au Bangladesh. Contrôlée par le ministère des Affaires intérieures, elle est composée de 4 525 hommes, issus de l' armée, de la marine, l' armée de l'air et de la police [1]. Elle a été formée le et a commencé ses opérations le .

Depuis sa création, le RAB a saisi un total de 3 149 armes illégales et plus de 36 000 munitions [Quand ?]. Il est également l'auteur de nombreuses arrestations importantes. L'unité est également chargée d'autres opérations critiques, comme l'escorte de prisonniers dangereux.

Équipement

Le RAB est l'organisation des applications des lois au Bangladesh la mieux équipée :

Opérations notoires

Nom Accusation Date d'arrestation Sources
Debashis complice do Pichchi Hannan tué dans un échange de tirs, 24 juin 2004 [1]
Mollah Shamim 10 cas dont trois de meurtre tué dans un échange de tirs, 6 septembre 2004 [2]
Shaheb Ali A imprimé les tracts jihadistes distribués au moment des attentats à la bombe du 17 août 2005 17 septembre 2005 [3]
Shahabuddin Extorsion de fond tué le 26 octobre 2004 [4]
Syed Monir Hossain Plusieurs infractions pénales, y compris deux meurtres tué dans un échange de tirs, 11 mars 2005 [5]
Shahjahan 5 charges, notamment de meurtre, de viol et de vol qualifié tué dans un échange de tirs, 12 janvier 2005 [6]
Rafiqul Islam Commandant d'un commando suicide, Narayanganj JMB 27 décembre 2005 [7]
Sumon Ahmed Majumder Extorsion [8]
Ekramul Haque Militant islamique Décembre 2005 [9]
Hasibul 16 cas dont 12 cas de meurtre 26 janvier 2005, tué pendant une tentative d'évasion [10]

Controverses

Malgré ses succès, le RAB a soulevé une grande préoccupation parmi l'opinion publique bangladaise, à cause de nombreux débordements dont elle est accusée. Il a notamment été décrié pour le nombre de décès imputés aux membres de l'unité. Entre mars 2004 et mars 2008, 472 suspects ont été tués lors d'affrontements avec le RAB [1]. De nombreux avocats des droits de l'homme décrient une vague d'exécutions sommaires.

La réputation du RAB a également été entachée par plusieurs décès parmi des prisonniers ou d'autres personnes en garde de l'unité. L'opinion s'est notamment outragée de la mort de Sumon Ahmed Majumder, témoin clé de l'assassinat de l'homme de loi Ahsanullah Master, décédé à l'hopital après un interrogatoire par le RAB, quelques heures après son arrestation [1], [8], [9]. Il a été fait rapport de plusieurs cas de torture lors d'interrogatoires [1], [8].

L'origine de la plupart de ses membres — des corps militaires et paramilitaires — et leur manque de formation au maintien de l'ordre et aux procédures de police, ont été pointés du doigt comme facteurs dans les nombreuses bavures.

Pour enrayer les critiques, le bataillon a pris des mesures punitives contre plus de 500 de ses membres, dont 200 ont été renvoyés ou incarcérés [1]. Pourtant, l'État a été vivement critiqué pour l'impunité de l'unité devant les débordements, qui a poussé des organisations à dénoncer un « terrorisme d'État ». Amnesty International a critiqué l'unité pour l'absence de responsabilité devant les nombreux décès qui lui ont été attribués, notamment des prisonniers. Lors de sa visite à Dhâkâ, la secrétaire générale Irene Khan a demandé de réelles sanctions à l'égard des membres coupables de violations des droits de l'homme, ainsi que la création d'une commission indépendante pour contrôler le Bataillon [10].

Malgré les protestations du principal parti d'opposition, la Ligue Awami, le Bangladesh Nationalist Party nie que le RAB ait été utilisé à des fins politiques. Il est pourtant fait état de raids, de la part du contingent, puis de détention et torture, contre des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme [11].

Voir aussi

Notes et références

  1. a b c d et e Salah Uddin Shoaib Choudhury, « Bangladeshi RAB: Licensed to kill! », Global Politician, (consulté le 24 septembre 2008).
  2. BangladeshNews, « Huji boss Hannan admits to Aug 21 grenade attack », (consulté le 23 septembre 2008)
  3. South Asia Terrorism Portal, « Harkat-ul-Jihad-al Islami Bangladesh (HuJI-B) Terrorist Group, Bangladesh », mis à jour en 2008 (consulté le 23 septembre 2008)
  4. UNB - United News of Bangladesh, « Report: RAB nabs Mufti Hannan wanted on sedition charge. », (consulté le 23 septembre 2008)
  5. The Daily Star, « 'Pichchi' Hannan killed in 'crossfire' », (consulté le 23 septembre 2008)
  6. UNB - United News of Bangladesh, « Lead Pichchi Hannan-Killed. », (consulté le 23 septembre 2008)
  7. The Daily Star, « 'Pichchi' Hannan's daughter alleges murder by Rab », (consulté le 23 septembre 2008)
  8. a et b The Daily Star, « Witness to Ahsanullah murder dies hours after Rab arrest », (consulté le 24 septembre 2008)
  9. The Daily Star, « Rab crossfire a 'State-sponsored crime' », (consulté le 24 septembre 2008)
  10. Amnesty International, « Amnesty International incite à des réformes au Bangladesh », (consulté le 24 septembre 2008)
  11. Amnesty International, « Bangladesh. Craintes pour la sécurité / Torture / Prisonnier d'opinion. Jahangir Alam Akash », (consulté le 24 septembre 2008)