Portugais (peuple) Information

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le peuple. Pour la langue, voir Portugais. Pour les homonymes, voir Portugaise.
Portugais

Populations significatives par région
Drapeau du Portugal Portugal 11 000 000 (2011)
Drapeau du Brésil Brésil c. 80 000 000
Drapeau des États-Unis États-Unis 1 471 549
Drapeau de la France France 1 243 000
Drapeau du Canada Canada 429 850
Drapeau du Venezuela Venezuela 344 775(2018) [1]
Population totale 115 000 000 (mondialement)
Autres
Régions d’origine Drapeau du Portugal Portugal
Langues Portugais
Religions Catholicisme

Les Portugais [ p ɔ ʁ . t y . ɡ ɛ] sont les habitants du Portugal et peuvent être définis comme un groupe ethnique dans le sens où ils partagent une même culture portugaise, ont le portugais comme langue maternelle et sont d’ascendance portugaise.

L'origine historique provient des divers peuplements celtes de l' antiquité (Celtiberians, Lusitanians, Gallaecians, Oestriminis, Turduli et Celtici) puis romain et grecs. Au Haut Moyen Âge les migrations des tribus germaniques tel que les Suèves, Vandales, Wisigoths. Puis la domination arabe de 711 á 1249, conduisit à la formation du peuple portugais et du Portugal.

Le peuple portugais commença à émigrer lors Âge des découvertes qui débuta en 1415 avec la conquête de Ceuta puis la création d' un empire dont les territoires font partie de plus de 50 pays au XXIe siècle. L’Empire portugais a duré près de 600 ans et a pris fin avec le rétrocession de Macao à la Chine en 1999.

Ethnonymie

L'ethnonyme est mentionné sous la graphie Portugoys vers 1500 par Philippe de Commynes [2].

En portugais : Portugueses [ p o ɾ . t u . ˈ g e . z i ʃ ].

Anthropologie

Les Portugais — comme les Espagnols — descendent d'un mélange de Celtes, de Carthaginois, de Romains, de Germains et de Juifs [3].

Les Portugais du XIXe siècle ne sont point basanés et n'ont pas les lèvres épaisses ni le nez retroussé comme certains l'ont dit, affirme M. Wahlen. Leur teint est celui des peuples méridionaux ; leur taille, peu élevée à cette époque, est ordinairement bien prise et rien n'est plus rare parmi eux que des individus estropiés ou contrefaits [4]. La province de Minho, le Tras-os-Montes et les montagnes d'Estrella renferment des hommes dont la peau est assez blanche avec des cheveux blonds ou châtains. Dans les autres provinces, le noir est la couleur dominante de la chevelure [4].

Le Portugais est essentiellement bon, tranquille et sobre au XIXe siècle ; la politesse est extrême dans toutes les classes, sans en excepter le bas peuple, qui est très officieux envers tout le monde mais qui, en revanche, exige beaucoup d'égards. Il est rare d'entendre un Portugais, de quelque condition que ce soit, jurer ou prononcer des paroles obscènes. Si le peuple est généralement dévot, il faut néanmoins convenir qu'il n'a jamais été fanatique [4]. Les hommes de cette nation ont beaucoup d'aptitude pour les sciences et les arts à cette époque : la poésie fait leurs délices et l'on trouve au Portugal, comme en Italie, d'excellents improvisateurs. Les autres arts y sont plus négligés et l'on s'y borne pour l'ordinaire à l'imitation des chefs-d'œuvre étrangers. Les Portugais sont en général bons matelots et bons soldats. D'après M. Wahlen, on peut dire qu'ils se distinguent, par une civilisation plus avancée, du reste de la Péninsule ; on retrouve partout chez eux les traces des progrès que les arts et les sciences ont faits en Europe [4].

Tous les Portugais du XIXe siècle se plaisent à vanter leur nation, mais c'est une conséquence du rôle important qu'ils ont joué sur le théâtre du monde et du peu de lumières qu'on a laissé pénétrer dans leur pays. On leur reproche de l'indolence et de la présomption et cela peut être vrai pour les paysans de certaines provinces. Ils sont en général fort attachés à leur patrie, amis généreux et fidèles à remplir leurs promesses [4]. M. Balbi, qui a observé ce peuple d'un œil impartial, dit que l'habitant de la province de Minho est plein de feu, d'esprit et d'industrie ; que celui de Tras-os-Montes rachète des dehors grossiers par des mœurs pures et simples, par sa bravoure et son activité ; que celui de la province de Beira est le plus laborieux ; que celui de l' Estramadure est le plus policé ; et que l' Algarvien surpasse tous les autres par sa vivacité [4].

S'il fallait s'en rapporter à l'opinion de certains voyageurs, les mœurs du clergé ne seraient point irréprochables vers 1844, elles présenteraient même une image de corruption. Cependant il paraît que depuis les années 1820 les mœurs nationales se sont améliorées et que l'individu portugais a même perdu quelque chose de son caractère original par ses fréquents rapports avec les étrangers [4]. Ce n'est plus ce peuple superstitieux, outrageant sans crainte les saintes lois de la morale et portant au pied des autels un cœur fermé au repentir. Ses soldats ne ressemblent plus à ceux qui, pendant la guerre de la succession, ne consentirent à marcher que lorsque le roi don Pedro leur eût donné pour général, saint Antoine, patron de Lisbonne [4].

Femmes

Dans les montagnes d'Estrella, les filles, reléguées dans une espèce de cloître, y vivent entièrement séparées des hommes au XIXe siècle ; ces habitations séparées se trouvent même chez les paysans. Jamais les filles ne mangent avec leurs parents et, chez les gens qui ont quelque aisance, elles n'ont à leur service que des femmes. Il est cependant des fêtes et des repas d'où elles ne sont pas exclues, bien que les étrangers y soient admis ; mais elles doivent y demeurer dans un profond silence. Seules les femmes mariées ont la faculté de se mêler à la conversation et chantent vers la fin du repas des chansons amoureuses, sortes de compositions pastorales qui ont le ton de l' élégie [4].

Costume

Les montagnes d'Estrella sont, au dire de M. Breton, la partie du Portugal où l'ancien costume s'est le plus fidèlement conservé. Cet ancien costume national consiste en une cape et un manteau, dont le Portugais s'enveloppe tout le corps [4].

Migrations et diaspora

Article détaillé : Diaspora portugaise.

Notes et références

  1. Observatório da Emigração, « Observatório da Emigração », sur Observatorioemigracao.pt/np4/paises.html (consulté le 28 août 2017)
  2. Philippe de Commynes, Mémoires, éd. J. Calmette, t. 2, p. 211
  3. Dictionnaire de la conversation et de la lecture, tome XLV, Paris, Belin-Mandar, 1838
  4. a b c d e f g h i et j Auguste Wahlen, Mœurs, usages et costumes de tous les peuples du monde : Europe, Bruxelles, librairie Historique-Artistique, 1844

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes