Environnement en Australie Information

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L'environnement en Australie est l' environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) du pays Australie, pays d' Océanie. L'Australie est le sixième plus grand pays au monde par la superficie. Le territoire rassemble des espaces désertiques et des écosystèmes très riches en biodiversité, comme la Grande barrière de corail classée au patrimoine mondial, les forêts tempérées de Tanzanie et le Sud-Ouest de l'Australie méditerranéen, Point chaud de biodiversité. Les ressources en charbon sont importantes. Elles fournissent la majorité de l’électricité du pays, qui est par ailleurs le premier exportateur mondial de charbon [1]. Le pays a ainsi un bilan carbone par habitant élevé.

Gros pollueur, le pays a été gouverné pendant des années par des dirigeants climatosceptiques. Les épisodes de canicules, sécheresse et inondations sont importants, notamment dans les années 2010 [2]. .

Selon l' Agence internationale de l'Energie, l'Australie est en 2016 le deuxième pire pollueur de la planète par habitant, derrière l' Arabie saoudite [3].

La biodiversité du Australie

Milieux

Zones climatiques en Australie
  • équatorial
  • Tropical
  • Subtropical
  • Désert
  • prairie et savane
  • tempérée

L'Australie est principalement constituée d'une île principale, de dimension continentale. Cette île, d'une superficie de plus de 7 600 000 km² couvre plus de 99 % du territoire australien tandis que l' Île de Tasmanie, avec 68 332 km², forme son deuxième territoire insulaire par ordre d'importance. La superficie de l'Australie est comparable à celle des États-Unis contigus.

Elle est bordée par les océans Indien, Pacifique et, pour les Australiens [Note 1], Austral ; l’Australie est séparée de l’ Asie par les mers d’ Arafura et de Timor et de la Nouvelle-Zélande par la mer de Tasman. Elle compte 34 218 kilomètres de côtes [4]. Le climat est fortement influencé par les courants océaniques, notamment El Niño, qui apporte des sécheresses périodiques et de basses pressions saisonnières qui produisent des cyclones dans le nord de l’Australie [5].

La plus grande partie du territoire australien est couverte de zones désertiques ou semi-arides. Seules les parties situées au sud-ouest ( climat subtropical humide), au sud ( climat océanique) et au sud-est ( climat méditerranéen) bénéficient d’un climat tempéré. La partie nord du pays, avec un climat tropical, possède une végétation constituée de forêts tropicales humides, prairies, mangroves, marais et déserts. La surface forestière était estimée à 164 000 000 millions d'hectares en 2005 d'après la FAO [6]. Cet immense pays possède ainsi la septième couverture forestière la plus importante au monde, qui occupe 17  % de sa surface [7].

Carte des grands écosystèmes australiens

Le Sud-Ouest de l'Australie est un foyer de biodiversité qui comprend les écorégions de Forêts et maquis du Sud-Ouest australien. Il fait partie des 34 Points chauds de biodiversité.

La majeure partie de la Tasmanie est densément boisée, notamment le parc national du Sud-Ouest et les régions environnantes qui possèdent l'une des dernières forêts tempérées humides de l' hémisphère sud. Le Tarkine, situé au nord-ouest, est la plus grande forêt humide tempérée d'Australie et une des plus étendues au monde couvrant environ 3 800  km2 [8].

La Grande barrière de corail - plus grand récif corallien du monde [9] - s’étend à faible distance des côtes nord-est, sur plus de 2 000 kilomètres.

La Cordillère australienne (en anglais : the Great dividing range) est la chaîne de montagne la plus importante d'Australie.

L’Australie est assez fortement impactée par le réchauffement climatique. Le mois de janvier 2019 est le plus chaud jamais enregistré dans l'histoire du pays et neuf des dix années les plus chaudes ont été enregistrées après 2005. Parmi les conséquences, les scientifiques ont noté une accentuation de la sécheresse dans certaines régions de l'Australie, ainsi que de la fréquence des inondations et des incendies de grande envergure [10].

Selon les recherches de l' Australian National University, en 2050, « l’hiver tel que nous le connaissons n’existera plus. Il ne subsistera pas, à part dans quelques endroits de la Tasmanie ». Les températures hivernales avoisineront fréquemment les 40°C [11].

Faune et flore

Bien que la majeure partie de l’île soit désertique ou semi-aride, l’Australie (Tasmanie comprise) ne manque pas d’habitats diversifiés pour accueillir différentes espèces animales et végétales. Du fait du grand âge du continent, de son climat très variable dans le temps et son isolation géographique très longue, une faune et une flore particulières ont pu se développer, en général d'origine très ancienne, tels que les mammifères monotrèmes (ovipares) et marsupiauxpoche marsupiale ou marsupium), ayant précédé dans l'Évolution les mammifères placentaires ; les oiseaux aptères ( Aptéryx ou Kiwi, Emeu). Environ 85 % des plantes à fleurs, 84 % des mammifères, plus de 45 % des oiseaux et 89 % des poissons du plateau continental sont considérés comme des espèces endémiques [12]. Les espèces animales les plus connues sont le koala, le kangourou, l’ émeu, l’ ornithorynque, le wombat, l’ échidné et le dingo.

La Tasmanie compte 130 espèce d'oiseaux et 25 espèces de mammifères. Le tigre de Tasmanie est une espèce disparue ; plusieurs espèces sont en danger comme le diable de Tasmanie, la perruche de Latham [13].

La Grande Barrière a perdu plus de la moitié de ses coraux entre 1987 et 2014 [14].

En novembre 2018, la vague de chaleur que connait l'Australie provoque la mort de plus du tiers des renards volants à lunettes (une espèce de chauve-souris) du pays [15]. Suite à des sécheresses et inondations majeures en 2019, le Premier ministre annonce la plantation d'un milliard d'arbres d'ici 2050

Un tiers des espèces d'insectes recensées en Australie est en risque d’extinction [16].

Zones protégées

Étoile de mer sur du corail, Grande barrière de corail.

64 zones humides sont inscrites à la Convention de Ramsar, et 16 sites ont été inscrits au patrimoine mondial, dont la Grande barrière de corail.

En 2013, l'UNESCO a classé certaines forêts de Tasmanie, soit environ la moitié du territoire [13].

Impacts sur les milieux naturels

L'Autorité du Parc marin de la Grande barrière de corail a validé en 2019 le rejet d'un million de tonnes de boue de dragage à proximité du récif. Les déchets sont issus du dragage du port de Hay Point qui abrite l'un des plus grands terminaux de charbon au monde. Le permis a été accordé quelques jours seulement après que d'intenses inondations ont frappé le nord et le centre du Queensland, rejetant d'importantes quantités de sédiments dans l'écosystème marin. La boue de dragage pourrait recouvrir le corail et perturber le bon fonctionnement de la symbiose entre le corail et l'algue, et/ou provoquer la prolifération d'algues. Les conséquences dépendront de la période et du lieu de rejet des boues - qui devraient contenir des quantités élevées d'éléments dangereux tels que des métaux lourds. Si les rejets ont lieu suffisamment loin des côtes, l'impact environnemental pourrait être minimal [17].

Activités humaines

Colonisation

L’arrivée des premiers hommes en Australie, la colonisation européenne et la modernisation ont apporté successivement leur lot de flore et de faune provenant du reste du monde. Certaines ont trop prospéré et ont atteint des proportions trop importantes, menaçant, sinon exterminant, d’autres espèces. 24 lapins furent introduits en Australie en 1874 et se reproduisirent très rapidement [18]. Dans ce pays dépourvu de carnassiers, les lapins ont prospéré. À peine un demi-siècle plus tard, la population de lapins de garenne s'élevait à 30 millions d'individus et mettait en danger l'agriculture et l'équilibre écologique local. Après l'introduction de la myxomatose, on en est arrivé, en 1995, à introduire sur ce continent un virus ravageur des lapins provoquant la maladie hémorragique virale du lapin : le Rabbit Haemorrhagic Disease Virus (RHDV) afin de rééquilibrer leur population [19]. Les Australiens relâchèrent également des renards, jusqu'ici absents de l'île-continent, qui s'attaquèrent aux marsupiaux [18]. Des maladies comme la myxomatose sont même entretenues par les autorités pour en limiter le nombre. Un exemple très connu d’extermination est la disparition du tigre de Tasmanie (ou loup de Tasmanie) en plein XXe siècle du fait des Européens. Des quarante-deux espèces de kangourous originelles, seules quatorze ont survécu. On note également l'extinction d'environ 20 % des nombreuses espèces de perruches. De tous les continents, c'est l'Australie qui enregistre le plus grand pourcentage d'extinctions animales dues à l'Homme depuis le XVIIIe siècle.

Les premiers colons importèrent du bétail mais leurs excréments ne disparaissaient pas car il n'y avait pas d'insectes, ni de bactéries chargés de leur dégradation.

Agriculture

Élevage
Élevage ovin en Australie

Environ la moitié des 25 millions de têtes de bétail élevées en Australie le sont dans l’État du Queensland.

En 2017, on comptait plus de 70 millions de moutons en Australie; les principales régions de l'élevage ovin sont la Nouvelle-Galles du Sud avec 27 millions, l' Australie-Occidentale avec 14,2 millions, et l' Australie-Méridionale avec 11,1 millions [20].

La proportion de végétariens progresse régulièrement ces dernières années pour atteindre désormais environ 11 % de la population [21].

Cultures
Culture de caféiers, au détriment de la jungle australienne du Queensland, ici à Kuranda, vers 1900.

Chasse, pêche et braconnage

Pour protéger les surfeurs d'éventuelles attaques de requins, les autorités australiennes ont déployé depuis les années 1960 des dispositifs de protection des plages constitués de gros hameçons. Des dizaines de milliers d’animaux ont été piégés et tués par ce système [22].

Les kangourous sont souvent perçus comme des animaux nuisibles et massivement abattus, avec le soutien des autorités [23]. Chaque année 3 millions de kangourous sont tués pour un usage commercial, ainsi que 1,1 million de jeunes tués ou laissés à la mort en conséquence de la perte de leur mère. Par ailleurs, 200 000 kangourous et wallabys sont tués légalement pour des motifs non-commerciaux chaque année, sans compter un nombre élevé de kangourous tués sans l'autorisation du gouvernement [24].

Exploitation de la forêt et déforestation

La déforestation est particulièrement préoccupante à l'est de l'Australie, ainsi qu'en Tasmanie.

La Tasmanie a connu une déforestation massive. Un tiers de la forêt originelle a disparu [13]. Les forêts d'eucalyptus ont attiré les industries d'exploitation du bois. La technique du brulis « au napalm », activant la germination des graines d'eucalyptus, est également contestée [13]. Encore en 2011, on peut constater que la forêt tasmanienne, aux écosystèmes hautement endémiques, est mise en coupe réglée par un exploiteur de bois privé [25].

Entre 2000 et 2013, 22 % des forets intactes (paysage « naturel » considéré comme à la fois non artificiellement morcelé et non dégradé) australiennes ont été détruites. Le rythme de la déforestation tend à s’accélérer [26].

Services et tourismes

Le tourisme est également développé.

Pression sur les ressources non renouvelables

En Australie, près de 90 % de l’électricité provient des énergies fossiles, principalement du charbon (65 %). Le pays est également le premier exportateur mondial de charbon [1]. La mine de charbon Carmichael, non loin de la Grande Barrière de corail, sera l’une des plus grandes du monde et la plus grande du pays. Les travaux de préconstruction démarrent en 2017. Ce projet est le plus gros investissement jamais réalisé par l’Inde en Australie [1].

L’énergie hydroélectrique représente 5 % de ce mix, l’éolien 4 % et le solaire seulement 2 %.

Gestion de l'eau

Trois niveaux de restriction d'eau sont appliqués en cas de sécheresse [27].

Gestion du bassin de Murray-Darling

Un rapport d'enquête publié en janvier 2019 accuse l'organisme en charge de la gestion du bassin de Murray-Darling, le plus grand d'Australie, de « mauvaise administration » et de « négligences grossières » alors que ses cours d'eau sont tapissés de plus d'un millions de poissons morts, notamment en raison des faibles niveaux d'eau et d'oxygène [28].

Le rapport accuse l'administration d'avoir pendant des années déterminé illégalement les niveaux des eaux en « ignorant complètement » les projections relatives au changement climatique : « C'est la politique plutôt que la science qui a déterminé » les limites aux quantités d'eau pouvant être prélevés dans les fleuves et rivières du bassin [28].

Pollutions

Les émissions de gaz à effet de serre (GES)

Le pays est le huitième émetteur de gaz à effet de serre par habitant en 2015 [29]. 65 % de l'électricité est produite à partir de centrales à charbon, fortement émettrices en CO2. La centrale à charbon Hazelwood représente, à elle seule, 15 % des émissions de gaz à effet de serre du Victoria et 3 % des émissions de l’Australie [30].

La pollution de l'air

Globalement, l'Australie ne dépasse pas les recommandations de l'OMS concernant le taux de particules fines dans l'air. Résultats qui peuvent être expliqués par le fait que ce territoire est peu peuplé.

Hazelwood est la centrale à charbon « la plus sale d’Australie » [30].

En 2019, Greenpeace cite l'Australie parmi les pays développés ne mettant en œuvre aucune législation visant à limiter ou à réduire les émissions de dioxyde de soufre. Selon l'ONG, les centrales électriques australiennes de la vallée de Latrobe et de la région du lac Macquarie comptent parmi les plus polluantes au monde [31].

Menaces sur les milieux naturels

Menaces sur la Grande barrière de corail

La Grande barrière de corail est menacée par :

L'avenir de la grande barrière de corail est jugé en 2019 fortement compromis : « Le rapport du GIEC a révélé que si la Terre se réchauffait de 1,5°C, la plupart des récifs coralliens du monde seraient perdus au cours des 30 prochaines années, même si certains survivraient. La moitié des récifs coralliens du monde pourrait être sauvée si le réchauffement était limité à 1,2°C [33]. »

L'exposition aux risques

L'Australie connait des périodes de sécheresses et canicules intenses, par exemple dans les années 2010, mais également de fortes inondations.

Sécheresses et canicules

Bien que les espèces endémiques aient développé des stratégie d'adaptation et de survie, les canicules affectent les populations animales en provoquant des pics de mortalité importants. Elles sont importantes dans les années 2010.

L'Australie a connu une sécheresse historique en 2005 [27].

Inondations

Article détaillé : Inondations en Australie.

En 2019, des centaines de milliers de têtes de bétail affaiblies par une grave sécheresse périssent en raison des inondations dans le Queensland [2].

Incendies

En 2019, les records de températures et une sécheresse qui perdure rendent l'Australie particulièrement vulnérable aux incendies. Pour le mois de septembre, plus de 250 000 hectares de bush ont été en proie aux flammes. Selon la climatologue Joelle Gergis : « Cette année, la saison des feux de brousse a démarré en hiver, soit deux mois plus tôt qu’à l’accoutumée. Les conditions sont sans précédent à l’entame du printemps. Les pompiers expérimentés affirment n’avoir jamais rien vu de tel « C’est extrêmement inhabituel d’enregistrer de telles conditions climatiques propices aux incendies, si extrêmes et si étendues, aussi tôt dans l’année. Plus alarmant encore, ces feux se déclarent dans des zones subtropicales et côtières qui ne s’enflamment pas normalement » [34].

En novembre 2019, des feux de brousse d'un nombre et d'une intensité sans précédent ravagent une partie des États de Nouvelle-Galles du Sud et Queensland. Le Premier ministre Scott Morrison, partisan d'un accroissement de la production et de l'exportation du charbon, est critiqué lorsqu'il refuse d'évoquer le lien -reconnu par les climatologues australiens- entre le changement climatique et cette catastrophe. Le vice-premier ministre Michael McCormack répond pour sa part que le changement climatique n'est une préoccupation que des « tarés de gauche dans les centres urbains » [35].

Politique environnementale en Australie

Accords internationaux et déclinaison dans la politique nationale

Accords internationaux

Gros pollueur, le pays a été gouverné pendant des années par des dirigeants climatosceptiques. Il a soumis des engagements pour le climat parmi les moins ambitieux des pays développés avant la conférence de Paris de 2015 ( COP21) [29]. Les objectifs climatiques signés par le pays lors de cet accord de Paris sont de réduire de 26 à 28  % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030.

Protection des écosystèmes

L’Environment Protection and Biodiversity Conservation Act 1999 est un cadre juridique pour la protection des espèces menacées. De nombreuses zones protégées ont été créées en vertu du Plan d'action pour la biodiversité nationale pour protéger et préserver des écosystèmes uniques, 64 zones humides sont inscrites à la Convention de Ramsar, et 16 sites ont été inscrits au patrimoine mondial. L'Australie a été classée 13e au classement 2005 de l’Environmental Sustainability Index.

Depuis le 1er juillet 2004, la pêche est interdite dans un tiers de la Grande Barrière de corail.

Peu après son élection en 2013, le premier ministre Tony Abbott supprime le ministère des sciences, l'Autorité du changement climatique et la Commission du climat. Il annonce également la suppression de la taxe carbone, instaurée en 2012, et qui visait à réduire les rejets de CO2 dont l'Australie est un des plus grands émetteurs en obligeant les 500 entreprises les plus polluantes à acheter des permis d'émission. Le gouvernement approuve en 2014 le rejet dans les eaux de la Grande Barrière de corail de déchets de dragage provenant des travaux d'extension d'un port d'exportation de charbon [14].

Reforestation

Le 16 février 2019, suite à des inondations majeures, le Premier Ministre australien annonce un projet de plantation d'un milliard d'arbres d'ici à 2050. Ce spectaculaire programme devrait «  contribuer à éliminer de l’atmosphère 18 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an  ». L’Australie émet actuellement 500 millions de tonnes d’équivalent CO2 chaque année. Le Pakistan et l'Inde ont déjà planté des centaines de million d'arbres [7].

Acteurs locaux

En Tasmanie, les années 1960 sont marquées par un vaste programme de développement industriel (production hydroélectrique) conduisant à la destruction d'un parc national. Plusieurs collectifs de protection se forment, puis le premier parti écologiste au monde nait en 1972 [36]. Ils contribueront au classement de la rivière Franklin à l'UNESCO, puis à celui de certaines forêts de l'île. L'exploitation des forêts tasmaniennes demeure problématique jusque dans les années 2010 et entraine des activistes à mener une « guerre des arbres » [13].

Les manifestations organisées en 2019 par le mouvement écologiste Extinction Rebellion se heurtent à l’hostilité d'une partie de la classe politique australienne. De hauts responsables demandent la réduction des prestations sociales perçues par les manifestants, et Peter Dutton, le ministre de l'Intérieur lance un appel à la délation en déclarant que « les gens devraient prendre les noms et des photos de ces personnes et les distribuer aussi loin et aussi largement que possible afin de leur faire honte [37]. » Le Premier ministre libéral Scott Morrison menace d’interdire les manifestations liées au climat, accusant les manifestants d’entraver le fonctionnement des mines de charbon et qualifie les manifestants environnementaux d’« anarchistes » cherchant à « nier les libertés des Australiens » [38].

Évaluation environnementale globale

En 2015, l'organisation Global Footprint Network (GFN) indique que l'Australie est l'un des 57 pays qui préserve ses ressources. La biocapacité par personne s'élève à environ 16 hag ( hectare global par habitant), l' empreinte écologique par personne à 8,3 hag. Néanmoins, si les ressources en bois sont préservées et la capacité agricole supérieure à l'empreinte agricole, le bilan carbone est lui négatif [39].

Mais le pays est aussi celui qui possède la deuxième empreinte écologique la plus forte au monde ramenée par habitant, avec environ 9,3 hag (hectare globaux) par habitant [40].

Notes et références

Notes

  1. Les Australiens considèrent que les eaux qui bordent le Sud de l'Australie, entre le cap Leeuwin et la mer de Tasman appartiennent à l' océan Antarctique. Cette définition n'est pas acceptée au niveau international par l' Organisation hydrographique internationale.

Références

  1. a b et c Caroline Taïx, « Australie : feu vert pour une immense mine de charbon », Le Monde,‎ ( lire en ligne, consulté le 9 juin 2017).
  2. a et b Valentin Chevallier, « L’Australie part en fumée dans l’indifférence de ses gouvernants », sur Le Vent Se Lève
  3. « L'Australie veut sévir contre les écologistes radicaux au discours "apocalyptique" », AFP,‎ ( lire en ligne)
  4. « State of the Environment 2006 », Department of the Environment and Water Resources (consulté le 19 mai 2007)
  5. No more drought: it's a "permanent dry"; Australia's epic drought: The situation is grim.
  6. « Surfaces boisées par région du monde », sur onf.fr (consulté le 4 août 2016).
  7. a et b Ouest France, « L’Australie veut planter un milliard d’arbres pour lutter contre le réchauffement climatique », Ouest France,‎ ( lire en ligne, consulté le 3 mars 2019).
  8. (en) « Tarkine » (consulté le 1er janvier 2009)
  9. UNEP World Conservation Monitoring Centre, « Protected Areas and World Heritage - Great Barrier Reef World Heritage Area », Department of the Environment and Heritage, (consulté le 19 mai 2007)
  10. (en-US) « Fire, drought and flooding rain: it’s time for national action on climate change », sur The Strategist, (consulté le 26 février 2019)
  11. « D'ici 2050, il n'y aura plus d'hiver en Australie », sur Ulyces (consulté le 6 avril 2019)
  12. « About Biodiversity », Department of the Environment and Heritage, (consulté le 18 septembre 2007)
  13. a b c d et e Arte, A la reconquête des forêts, Tasmanie, sauver les derniers géants, mars 2017.
  14. a et b « « L'Australie sacrifie de plus en plus l'environnement au profit de l'économie » », Le Monde,‎ ( lire en ligne)
  15. (en-GB) Frances Mao, « How 'one-third' of a bat population died in two days », BBC,‎ ( lire en ligne, consulté le 25 janvier 2019)
  16. « Les insectes vous manquent, et tout est dépeuplé », sur Reporterre, le quotidien de l'écologie (consulté le 17 mars 2019)
  17. Emeline Férard, « L'Australie autorise le rejet d'un million de tonnes de boue dans la Grande barrière de corail », Géo,‎ ( lire en ligne, consulté le 3 mars 2019).
  18. a et b Jean Demangeot, Les Milieux « naturels » du globe, Paris, Armand Colin, 10e édition, 2002, p. 105
  19. Pascale Joubert, Étude des mécanismes de maturation de la polyprotéine du virus de la maladie hémorragique du lapin (RHDV), université de Tours, 2000. Lire le paragraphe sur le RHDV sur le site de l'INRA Tours
  20. (en) https://www.wool.com/market-intelligence/sheep-numbers-by-state/
  21. « Les végans australiens entrent en guerre contre les abattoirs », Le Monde,‎ ( lire en ligne, consulté le 29 avril 2019)
  22. « Vidéo. Australie : des milliers de requins meurent afin de protéger les surfeurs », Le Monde.fr,‎ le monde ( lire en ligne, consulté le 28 avril 2019)
  23. « Inquiétude pour les kangourous autour de l'élection australienne », sur one-voice.fr (consulté le 15 mai 2019)
  24. Keely Boom and Dror Ben-Ami, Shooting our Wildlife: an Analysis of the Law and Policy Governing the Killing of Kangaroos, Report for THINKK, the Kangaroo Think Tank, University of Technology Sydney, Sydney, 2010.
  25. http://www.one-voice.fr/jecoute-ma-conscience/cette-foret-tasmanienne-qu%E2%80%99on-assassine/
  26. « Le monde des forêts sauvages recule rapidement », Le Monde,‎ ( lire en ligne)
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  35. (en) "Is climate change to blame for Australia's bushfires?", BBC News, 11 novembre 2019
  36. Sophie Janinet, « Comment le premier parti écolo au monde est né en Tasmanie », Les Inrocks,‎ ( lire en ligne, consulté le 1er avril 2017).
  37. https://www.liberation.fr/planete/2019/10/07/de-new-york-a-paris-extinction-rebellion-bloque-les-centres-villes_1756020
  38. https://reporterre.net/Le-premier-ministre-australien-veut-interdire-aux-ecologistes-de-manifester-contre-le
  39. Nicolas Enault, « CARTES. Cinq planisphères pour comprendre pourquoi l'humanité vit au-delà des capacités de la Terre », francetvinfo.fr,‎ ( lire en ligne, consulté le 7 octobre 2015).
  40. Audrey Garric, « Plus de la moitié des vertébrés ont disparu en quarante ans », Le Monde,‎ ( lire en ligne, consulté le 6 novembre 2016).

Voir aussi